Notre monde devient de plus en plus complexe. Les mutations sociales et les évolutions technologiques soulèvent une question centrale : comment faire en sorte que les risques restent gérables et finançables à l’avenir ? La réponse réside dans l’assurabilité. Elle permet de comprendre les risques, de les évaluer et de les structurer de manière à ce qu’ils puissent être couverts à long terme. Cela nécessite un développement continu, des mesures de prévention et des conditions-cadres adaptées. L’importance de l’assurance apparaît particulièrement lors d’événements causant des sinistres majeurs. L’éboulement de Blatten, en Valais, a clairement montré à quel point un soutien financier rapide est essentiel pour les personnes touchées. L’interaction entre la responsabilité individuelle, la solidarité et les mécanismes du marché constitue à cet égard un fondement essentiel de la stabilité.
Dans son discours d'ouverture, Stefan Walter a présenté la surveillance de la FINMA, fondée sur les risques, proportionnée et spécifique au secteur. Les assureurs jouent un rôle central pour la stabilité de l'économie suisse et font donc l'objet d'une réglementation différenciée, axée sur l'évaluation des risques. Les réformes de la loi sur la surveillance des assurances (LSA) et de l’ordonnance sur la surveillance des assurances (OSA) renforcent la protection des clients et la transparence, tandis que des principes tels que le « Prudent Person Principle » encouragent la responsabilité individuelle. La FINMA recourt à des analyses de risques, des comparaisons de marché et des contrôles sur place, complétés par une coopération internationale et le Swiss Solvency Test (SST). Les risques futurs résident notamment dans les évolutions géopolitiques ainsi que dans les questions liées à la cybersécurité et au climat.
Dans le domaine des cyberrisques, la protection des systèmes numériques et une gestion active des risques sont au premier plan. Des méthodes telles que le « ethical hacking » aident à détecter les vulnérabilités à un stade précoce, comme l’a expliqué Sandra Känzig. Les assureurs assument également de plus en plus un rôle de conseil et aident les entreprises ainsi que les particuliers à mieux comprendre et gérer les risques.
Martin Geser, PDG de TSM, a tiré un bilan positif : « Cet échange s’est une nouvelle fois révélé très enrichissant. Il convient de souligner tout particulièrement les nombreuses réflexions suscitées par les évolutions actuelles et les nouveaux domaines de risque, notamment les changements sociétaux dans le domaine de la santé mentale ainsi que l’importance croissante des cyberrisques dans le sillage de la numérisation. Ces thèmes mettent en évidence les exigences croissantes auxquelles doit faire face le secteur de l’assurance.
Pour TSM, cela constitue un contexte important pour le développement de nos solutions d’assurance spécialisées, telles que les assurances transport, événementiel ou cinéma, ainsi que Classic Wheels. En tant qu’assureur de niche – semper in motu –, nous contribuons à cerner les risques, à promouvoir la prévention et à offrir à nos clients une couverture fiable pour leurs activités commerciales.»